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  • Serenity

La réalité virtuelle au service du bien-être au travail


Dans un contexte où la santé mentale n’a jamais autant été sur le devant de la scène et où le rapport au monde physique et au monde virtuel sont en pleine mutation, l’utilisation de la réalité virtuelle pour le bien-être et plus particulièrement dans un contexte professionnel, se démocratise. Déjà largement adoptée par les entreprises de tous secteurs pour la formation, la réalité virtuelle peut également permettre de proposer un accompagnement axé sur la gestion du stress, le développement de soft-skills ou encore la prévention des Risques Psycho-Sociaux (RPS). Comment et pourquoi la réalité virtuelle est-elle devenue une technologie incontournable pour le bien-être au travail ?





L’immersion en réalité virtuelle : une bulle de déconnexion

La réalité virtuelle (VR) projette son utilisateur dans un environnement immersif, à la fois visuel et sonore, qui permet de le « faire sortir » du monde physique dans lequel il se trouve. En particulier, l’utilisation de casques offre une isolation sensorielle qui va permettre à l’immersion de s’exprimer dans tout son potentiel : non seulement, l’utilisateur ne voit plus / n’entend plus ce qui se passe autour de lui mais l’immersion lui donne l’impression très réaliste d’être ailleurs.

Lorsque nous regardons une scène d’un film, immersif ou non d’ailleurs, nous ne « voyons » ou ne « recréons » pas cette scène, nous la « vivons ». Ce processus est qualifié de « mode simulation ». Mais que se passe-t-il exactement dans notre cerveau ?

Ann Owen, enseignante et chercheuse à l’université de Falmouth nous apprend que lorsque nous regardons une image en 3D comme en VR, la partie droite de notre cortex pariétal inférieur s’active comme si notre cerveau traitait des informations spatiales et le colliculus supérieur qui opère « en ligne directe » avec nos réflexes, travaille aussi et active nos mouvements corporels et musculaires. En clair, notre cerveau réagit comme si nous étions réellement dans l’environnement que l’on voit.


Dans un monde du travail où notre attention est sursollicitée, où notre cerveau est constamment « notifié » et où tout va très vite, le besoin d’être ailleurs, de se retrouver l’espace d’un moment dans un autre environnement, est utile voire nécessaire.


L’immersion peut nous permettre de nous retrouver, de nous concentrer sur notre ressenti et notre sensibilité mais aussi de simuler et stimuler positivement des émotions et des pensées. Chez Serenity par exemple, la création d’ambiances naturelles réelles permet aussi de se reconnecter avec la nature et ses bienfaits.


Cette bulle de déconnexion fait naturellement penser au concept psychologique de « safe place ». La « safe place », littéralement « endroit sûr », représente un lieu réel ou imaginaire apportant sécurité et sérénité et qui peut être invoquée mentalement par la visualisation pour se détendre, être en confiance, retrouver le calme, etc.


Grâce à cet espace mental virtuel, il est possible de prendre une véritable pause pour soi, pour :

  • régénérer sa disponibilité mentale

  • faire redescendre les effets du stress

  • régénérer sa capacité à se concentrer

  • prendre du recul

  • etc.



Cultiver son bien-être mental en toute autonomie


Si la bulle de déconnexion permet un bien-être immédiat mais éphémère, la réalité virtuelle au service du bien-être peut aller bien plus loin.


Depuis plusieurs années, pléthores d’applications et objets connectés permettent de cultiver son mieux-être ou de répondre à des besoins concrets en matière de santé/prévention : méditation guidée / de plein conscience, exercices de respirations etc. Des méthodes traditionnelles plus ou moins remises au goût du jour et popularisées par les médias et quelques personnalités phares (Christophe André, Jacques Salomé, Mathieu Ricard, etc.). L’image traditionnelle et parfois poussiéreuse de ces méthodes a ainsi été redorée par le digital pour devenir tendance et pour conquérir un plus large public.

Sur ce même modèle, la réalité virtuelle permet elle aussi d’embarquer des méthodes qui vont permettre de cultiver ses ressources mentales et d’être acteur de son mieux-être. Il y a alors une interaction qui permet de remplacer la connaissance avancée ou la présence d’un tiers : cette autonomie est idéale pour répondre aux besoins et aux engagements d’un employeur qui favorise une culture de la prévention et une expérience collaborateur orientée sur le bien-être car il pourra à la fois être responsable tout en accordant la liberté et la flexibilité aux collaborateurs de s’investir dans leur bien-être. L’utilisateur va a minima bénéficier d’un environnement idéal pour faire son propre travail intérieur mais il sera dans la plupart des cas guidé autour d’expériences et thèmes ciblés et engagé dans un parcours d’actions qui répondent au besoin croissant de prévention ciblée.

Il convient tout de même de manière réaliste de modérer cette notion de flexibilité en prenant en considération le facteur temps : sur le lieu de travail le temps pour soi a peu de place et si celui-ci bénéficie de plus en plus d’une certaine souplesse ou tolérance, en pratique les employeurs préfèrent que les temps de pause soient bien régulés. Ici encore, la VR apporte une réponse : en captant nos ressources attentionnelles, cognitives et sensorielles, le temps « virtuel » est dense, concentré et les expériences, y compris celles en matière de santé et de bien-être, y sont catalysées. Grâce à ces propriétés, une séance Serenity au travail dure en moyenne 10 minutes durant lesquelles les effets du stress peuvent être réduits de moitié.

Ainsi, grâce à la VR, il va être possible, sans bouleverser son emploi du temps classique, de devenir acteur de son mieux-être en réalisant des pauses nécessaires pour le bien-être mental qui s’intègrent facilement dans le quotidien professionnel.



Rendre visibles et attractives les actions en faveur du bien-être au travail



Un dernier aspect de la VR est à relever, moins remarquable par son originalité mais tout aussi intéressant dans le cadre d’application santé/bien-être au travail : c’est l’aspect ludique.

Avec la VR il y a une notion de plaisir, plaisir de se laisser leurrer par la technologie, plaisir des sensations et des émotions expérimentées (le souvenir, l’émerveillement, la curiosité, le sentiment de légèreté, etc.) qui vont permettre à la fois d’engager l’utilisateur dans un usage régulier mais aussi plus généralement d'attirer un large public.

Les actions bien-être traditionnelles (massages, séances de sophro collective, cours de yoga, etc) ont de moins en moins le vent en poupe mais surtout elles ont historiquement été peu adoptées par un public masculin et/ou relativement jeune. Le développement personnel, la relaxation, les méthodes anti-stress sont souvent plus populaires sur un public féminin, là où le sport et les activités physiques trouvent plutôt les faveurs de ces messieurs. La VR offre un prétexte qui permet à une audience d’habitude réfractaire de se décomplexer et d’oser se faire du bien.

Pour l’employeur, c’est également un moyen de faire des actions concrètes, visibles et très immédiates : en matière de bien-être et de prévention, s’il est important d’agir en profondeur, il faut aussi marquer les esprits !


Dans un programme global axé sur la QVT / QVCT et la prévention, la VR apporte une réponse très immédiate, très concrète et finalement paradoxalement très ancrée dans le réel. La virtualisation de cette réponse prend tout son sens par la présence physique, palpable, de l’objet, en l’occurrence, le casque de réalité virtuelle qui pour autant prend peu de place à l’intégration et à l’utilisation. Le lieu de travail devient un lieu où il fait bon travailler, sans aménagement coûteux ou chronophage.



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Source(s) :


Serenity par IRIS

https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2016-1-page-188.htm